{"id":1397,"date":"2005-05-10T23:31:24","date_gmt":"2005-05-10T23:31:24","guid":{"rendered":"http:\/\/example.com\/dans-le-cercle-des-soufis-la-nature-du-sama"},"modified":"2013-05-10T21:12:47","modified_gmt":"2013-05-10T21:12:47","slug":"dans-le-cercle-des-soufis-la-nature-du-sama","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/journalsoufi.com\/index.php\/2005\/05\/10\/dans-le-cercle-des-soufis-la-nature-du-sama\/","title":{"rendered":"Dans le cercle des soufis :la nature du Sama"},"content":{"rendered":"<p><em>Jeffrey Rothschild<\/em><\/p>\n<p><em>Extrait de SUFI Journal N\u00b037<\/em> <\/p>\n<p><em>Lorsque le soufi se lib\u00e8re de l\u2019emprise de son nafs (moi, \u00e9go), lorsque l\u2019amant devient sinc\u00e8re, chaque son devient pour lui un appel de Dieu. Chaque m\u00e9lodie est un signe du Bien-aim\u00e9. La retraite spirituelle, l\u2019assembl\u00e9e des soufis, la solitude ou la foule, tout ceci ne signifie plus rien \u00e0 ses yeux. Quel que soit l\u2019endroit, quel que soit l\u2019\u00e9tat, il voit uniquement la manifestation de la beaut\u00e9 divine et n\u2019entend que les sons harmonieux du Bien-aim\u00e9.<br \/><\/em>&#8211; Dr Javad NURBAKHSH <\/p>\n<p>Ceux qui viennent dans la confr\u00e9rie Nimatullahi pour \u00eatre initi\u00e9s dans la voie soufie sont souvent d\u00e9\u00e7us de d\u00e9couvrir qu\u2019il y\u2019a tr\u00e8s peu de rituels \u00e9tablis, de r\u00e8gles ou d\u2019activit\u00e9s pour les guider. Pas de conf\u00e9rences ou de discours formels d\u2019un shaykh pour r\u00e9pondre \u00e0 des questions sur le soufisme, pas de groupes de discussions pour approfondir des \u00ab histoires pleines d\u2019enseignements \u00bb, pas de danse soufi, pas d\u2019enseignement sur des \u00ab mouvements \u00bb sacr\u00e9s ou des \u00ab techniques \u00bb secr\u00e8tes. Il y a une seule pratique de base pendant les r\u00e9unions qui ont lieu dans toutes les Khanaqah Nimatullahi \u00e0 travers le monde chaque jeudi et dimanche soir. Cette pratique ins\u00e9parable de la voie soufie porte divers noms selon l\u2019angle sous lequel on l\u2019envisage : zekr (souvenir), fekr (contemplation), mor\u00e2gh\u00e9b\u00e9 ( m\u00e9ditation) . Toutefois s\u2019il y\u2019a peut \u00eatre un terme qui d\u00e9crit mieux les r\u00e9unions qui ont lieu dans les khanaqah Nimatullahi c\u2019est celui de sam\u00e2. Dr Nurbakhsh d\u00e9finit ce terme comme il suit :<\/p>\n<p>\u00ab Bien qu\u2019habituellement traduit par \u00ab musique spirituelle \u00bb, sam\u00e2 signifie litt\u00e9ralement \u2018\u2019\u00e9coute\u2019\u2019. Dans la terminologie soufie c\u2019est \u00e9couter avec l\u2019oreille du c\u0153ur la musique dans son sens le plus profond (po\u00e9sie, m\u00e9lodies, airs, harmonies rythmiques) tout en \u00e9tant si profond\u00e9ment plong\u00e9 dans l\u2019Amour que nous perdons toute conscience de nous m\u00eame. Dans ce sens, le sam\u00e2 est appel\u00e9 \u2018\u2019l\u2019appel de Dieu \u2018\u2019. Sa r\u00e9alit\u00e9 est l\u2019\u00e9veil du c\u0153ur et il est dirig\u00e9 vers l\u2019Absolu. Le soufi dans l\u2019\u00e9tat de sam\u00e2 ne fait attention ni \u00e0 ce monde, ni au monde de l\u2019au-del\u00e0. Le feu de l\u2019Amour br\u00fble si intens\u00e9ment en lui que tout ce qui n\u2019est pas Dieu est consum\u00e9. Le sam\u00e2 alimente ce feu (de l\u2019Amour) et rapproche petit \u00e0 petit la Source du son et l\u2019auditeur jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils fassent Un. ( Dr Nurbakhsh 1978, P.32)<\/p>\n<p> Comme le sugg\u00e8re ce passage, le vrai sam\u00e2 dans son essence n\u2019est pas diff\u00e9rent du rappel, de la contemplation ou de la m\u00e9ditation. Je pr\u00e9sume cependant que pour beaucoup de derviches sur la voie soufie notamment ceux qui n\u2019y sont pas depuis longtemps, le sam\u00e2 n\u2019est pas exp\u00e9riment\u00e9 sous cette forme pure, dans son vrai sens. Car en fait, plusieurs obstacles doivent \u00eatre lev\u00e9s pour faire l\u2019exp\u00e9rience du vrai sam\u00e2.<\/p>\n<p>Avant d\u2019aller plus loin il nous faut d\u00e9crire bri\u00e8vement \u00e0 l\u2019attention de ceux qui ne sont pas sur la voie soufie en quoi consiste la pratique du sam\u00e2 ne serait-ce que du point de vue externe. Lorsque les derviches de l\u2019ordre Nimatullahi vont aux r\u00e9unions dans les khanaqah, ils se dirigent \u00e0 un moment donn\u00e9 vers une pi\u00e8ce qu\u2019on appelle le Jam-kh\u00e2neh (litt\u00e9ralement \u00ab maison de l\u2019assembl\u00e9e \u00bb). Le sol de cette salle est habituellement recouvert de beaux tapis persans aux couleurs harmonieuses avec des motifs qui ne distraient pas du souvenir de Dieu. Les murs sont d\u00e9cor\u00e9s avec des objets d\u2019art ayants des significations spirituelles tels que des repr\u00e9sentations des tombeaux de Saints, des calligraphies de noms de Dieu, des tapis de pri\u00e8res tr\u00e8s anciens, des chapelets de pri\u00e8res de toutes tailles et les haches crois\u00e9es ainsi que le bol de mendiant qui sont les symboles de l\u2019ordre Nimatullahi. En silence, les derviches forment un cercle \u00e0 la t\u00eate duquel se trouve une peau de mouton blanche sur laquelle le shaykh ou le ma\u00eetre s\u2019assied (ou serait assis s\u2019il \u00e9tait pr\u00e9sent).<\/p>\n<p> Une fois que les derviches sont install\u00e9s, il est possible que le shaykh ou le derviche responsable du sam\u00e2 dise quelques mots sur un aspect de la voie, lise un po\u00e8me ou un bref extrait d\u2019un texte \u00e9crit par un des ma\u00eetres de la voie. Puis on joue la musique du sam\u00e2. Si la khanaqah a la chance d\u2019avoir des derviches qui ont \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9s par le ma\u00eetre \u00e0 chanter ou \u00e0 jouer certains instruments de musique; le sam\u00e2 a lieu en \u2018\u2018live\u2019\u2019 sinon une cassette pr\u00e9enregistr\u00e9e dans une autre khanaqah est jou\u00e9e. Ainsi commence le sam\u00e2 des soufis.<\/p>\n<p>Ceux qui sont assis dans le cercle des soufis et participent au sam\u00e2 peuvent faire l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019un des trois types d\u2019\u00e9tats spirituels suivants: <\/p>\n<p>Le premier est le vrai sam\u00e2 d\u00e9crit plus haut par Dr Nurbakhsh. C\u2019est un don de Dieu, qu\u2019Il accorde \u00e0 qui Il veut et que nul ne peut obtenir par ses propres efforts ou de son propre chef sans l\u2019attention et l\u2019assistance du ma\u00eetre. C\u2019est en v\u00e9rit\u00e9 \u00ab l\u2019appel de Dieu \u00bb et cela ne peut venir que de Lui seul.<\/p>\n<p>Ceci nous am\u00e8ne au deuxi\u00e8me \u00e9tat que le derviche peut exp\u00e9rimenter au cours du Sam\u00e2. Cet \u00e9tat est en grande partie une telle perte de temps qu\u2019on ne devrait m\u00eame pas en faire mention. Mais il faut le d\u00e9crire car c\u2019est celui que la plupart des derviches \u00e9prouve. Dans cet \u00e9tat, on n\u2019est pas dans le souvenir de Dieu mais plut\u00f4t dans le souvenir de soi. On rumine un d\u00e9sagr\u00e9ment insignifiant qui nous est arriv\u00e9 plus t\u00f4t dans la journ\u00e9e, on pense \u00e0 ce qu\u2019on fera apr\u00e8s la r\u00e9union, on r\u00eave \u00e0 la charmante personne rencontr\u00e9e cette semaine ou encore on essaie de clarifier un probl\u00e8me quelconque qui nous pr\u00e9occupait avant le moment de la r\u00e9union ou enfin on essaie de s\u2019occuper avec l\u2019une des innombrables diversions produites par notre nafs (le moi) pour nous distraire de notre vrai but. <\/p>\n<p>Le flot infini de pens\u00e9es, de fantaisies, de souhaits et de peurs qui coule \u00e0 travers notre conscience prend possession du c\u0153ur et nous entra\u00eene de plus en plus loin du souvenir de Dieu que le ma\u00eetre nous a inculqu\u00e9. Puis d\u2019une fa\u00e7on ou d\u2019une autre pendant quelques instants on se rappelle la vraie raison de notre pr\u00e9sence et on essaie de revenir \u00e0 ce lien sacr\u00e9. Mais m\u00eame cela n\u2019est que l\u2019occasion bien souvent de nous apitoyer sur notre pr\u00e9c\u00e9dent oubli du rappel de Dieu et on commence alors \u00e0 se r\u00e9primander d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 si n\u00e9gligent et infid\u00e8le. Et une fois de plus on retombe dans le souvenir de soi en oubliant Dieu.<\/p>\n<p>Pris au pi\u00e8ge dans cette spirale qui nous entra\u00eene vers le bas, on commence \u00e0 ha\u00efr la musique qui est jou\u00e9e, \u00e0 ha\u00efr nos compagnons derviches ( qu\u2019on imagine en train de faire ce nous n\u2019arrivons pas \u00e0 faire), \u00e0 d\u00e9tester la khanaqah et on finit par m\u00e9priser notre propre existence. Le pire c\u2019est que m\u00eame en sachant tout cela, m\u00eame en \u00e9tant conscient d\u2019\u00eatre pris dans un cercle vicieux, on continue \u00e0 faire la m\u00eame chose encore et encore, semaine apr\u00e8s semaine, mois apr\u00e8s mois de sorte qu\u2019on finit par passer des ann\u00e9es enti\u00e8res dans cette attitude.<\/p>\n<p>Si cependant l\u2019on pers\u00e9v\u00e8re sur la voie malgr\u00e9 tout cela, ces d\u00e9faillances peuvent se r\u00e9v\u00e9ler \u00eatre autre chose qu\u2019une simple perte de temps car il reste encore un troisi\u00e8me \u00e9tat que peuvent conna\u00eetre ceux qui sont dans le sam\u00e2; cet \u00e9tat peut \u00e9merger de nos \u00e9checs tout comme la rose peut \u00e9clore sur un tas d\u2019immondices. On pourrait appeler ce troisi\u00e8me \u00e9tat \u00ab combat contre le nafs \u00bb ( le moi).<\/p>\n<p>Dans cet \u00e9tat bien qu\u2019on soit toujours incapable de s\u2019oublier en Dieu, on se bat de toutes nos forces pour ne pas c\u00e9der aux demandes du nafs afin que le temps qu\u2019on passe dans le sam\u00e2 et sur la voie ne soit pas perdu. On se bat avec la d\u00e9termination d\u2019un guerrier impitoyable pour \u00e9chapper au contr\u00f4le du nafs. On fait tout pour r\u00e9sister au nafs en lui refusant ce qu\u2019il veut, en refusant de le laisser nous entra\u00eener loin de notre but ultime qui est de retourner \u00e0 Dieu, notre v\u00e9ritable origine. Dr Nurbakhsh nous pr\u00e9vient :  <\/p>\n<p><em>\u00ab Dans l\u2019\u00e9tat de m\u00e9ditation, plusieurs d\u00e9sirs, souhaits et imaginations capricieuses peuvent appara\u00eetre dans la m\u00e9moire et la pens\u00e9e du soufi pour le d\u00e9tourner de la voie droite. C\u2019est pourquoi de tels obstacles doivent \u00eatre d\u00e9truits. \u00bb <\/em><\/p>\n<p>Au commencement de la voie lorsqu\u2019on est incapable d\u2019arr\u00eater le flux incessant de pens\u00e9es qui nous distraient de Dieu\u2019\u2019 le combat contre le nafs\u2019\u2019 peut consister \u00e0 faire une chose aussi banale que r\u00e9aliser combien on est petit et insignifiant face \u00e0 l\u2019immensit\u00e9 de l\u2019univers avec ses milliards d\u2019\u00e9toiles, de galaxies et de n\u00e9buleuses. Cela pourrait nous permettre de relativiser l\u2019importance de nos probl\u00e8mes personnels, de nos pr\u00e9occupations et de notre conscience. On peut aussi visualiser l\u2019\u00e9tendue infinie de l\u2019oc\u00e9an avec sa force qui lentement mais s\u00fbrement arrive \u00e0 dissoudre des montagnes enti\u00e8res, les r\u00e9duit en poussi\u00e8re et les emporte dans ses vagues. Bref, combattre le nafs consiste \u00e0 faire tout ce qui est possible pour interrompre le flux des impulsions qui dominent la conscience et celui des pens\u00e9es qui nous absorbent ou qui flattent l\u2019ego.<\/p>\n<p>M\u00eame si on est las de la musique du sam\u00e2, m\u00eame si on est m\u00e9content d\u2019\u00eatre coinc\u00e9 dans une salle coup\u00e9e du monde et de la vie ordinaire, m\u00eame si le nafs nous sugg\u00e8re de laisser tomber le rappel de Dieu en raison des conditions insupportables, on continue de se battre pour voir le nafs tel qu\u2019il est en r\u00e9alit\u00e9, pour se rendre compte qu\u2019il essaie seulement de ruser avec nous et qu\u2019il ne correspond pas \u00e0 ce que nous sommes vraiment. Bien que nous ayons envie de partir et de c\u00e9der \u00e0 notre moi, on s\u2019efforce de continuer et de nous d\u00e9tacher de toutes ces distractions trompeuses pour revenir au souvenir de Dieu que le ma\u00eetre nous a donn\u00e9; peu importe le nombre de fois o\u00f9 on s\u2019est \u00e9gar\u00e9 auparavant, m\u00eame si le moi nous fait croire que c\u2019est sans espoir et que nos chances d\u2019y arriver sont nulles.<\/p>\n<p>Si dans sa Gr\u00e2ce et sa Compassion Dieu nous permet de rester sur la voie et si on essaie de calmer la conscience de soi et de ma\u00eetriser les penchants du nafs on commence \u00e0 atteindre ce qu\u2019on appelle \u2018\u2019l\u2019unit\u00e9 d\u2019attention\u2019\u2019(Dr Nurbakhsh 1979,p.80 ). A ce niveau il devient possible pour la premi\u00e8re fois d\u2019interrompre compl\u00e8tement le flot d\u00e9cha\u00een\u00e9 des pens\u00e9es et des \u00e9motions en nous-m\u00eame de sorte que notre conscience devient brusquement silencieuse, vide de toute distraction int\u00e9rieure ou ext\u00e9rieure comme la surface d\u2019un bassin qui \u00e9tait balay\u00e9 par des remous et qui \u00e0 pr\u00e9sent est parfaitement calme et tranquille.<\/p>\n<p> C\u2019est alors et seulement \u00e0 ce moment l\u00e0 que le souvenir de Dieu s\u2019enracine en nous. C\u2019est seulement \u00e0 ce moment que le C\u0153ur s\u2019\u00e9veille et graduellement, il d\u00e9robe le zekr \u00e0 la langue pour en faire sa pr\u00e9occupation (Nurbakhsh 1979,p.39). D\u00e9sormais plut\u00f4t que de s\u2019occuper des distractions du nafs, notre c\u0153ur invoque Dieu en paix en attendant qu\u2019Il pose son regard sur notre \u00eatre et qu\u2019alors il l\u2019efface.<\/p>\n<p>Cet \u00e9tat de \u2018\u2019combat contre le nafs\u2019\u2019 n\u2019est pas une fin en soi mais juste le pr\u00e9lude \u00e0 l\u2019\u00e9tat d\u00e9crit plus haut celui du v\u00e9ritable sam\u00e2 et du vrai zekr. C\u2019est pourquoi ceux qui par la gr\u00e2ce de Dieu ont r\u00e9ussi ce \u2018\u2019combat contre le nafs\u2019\u2019 ne devraient pas penser qu\u2019ils se sont rapproch\u00e9s d\u2019une quelconque fa\u00e7on de la r\u00e9alit\u00e9 du soufisme. Pour \u00e9viter une telle tentation, il leur faut m\u00e9diter la description que fait Dr.Nurbakhsh du dernier niveau du zekr. \u00ab Plut\u00f4t que le rappel (zekr), c\u2019est celui dont on se souvient (Dieu) qui finit par dominer le c\u0153ur. A ce point, peu importe que le zekr soit en Arabe, en Persan ou en Anglais car les mots du zekr sont seulement du domaine des nafs. A ce stade, le derviche totalement engag\u00e9 avec le Bien-aim\u00e9 oublie m\u00eame le nom de Dieu. Ceci constitue la premi\u00e8re \u00e9tape du soufisme et le d\u00e9but de \u2018\u2019l\u2019annihilation du moi en Dieu \u2019\u2019 (fana) dans laquelle aussi bien celui qui se souvient (soufi) que le souvenir ( zekr ) ont \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9s \u00bb (Nurbakhsh 1979, p.44)<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong> <em><\/p>\n<p>Nurbakhsh,J.1978. In the Tavern Of Ruin : Seven Essays on Sufism. New York :Khaniqahi-Nimatullahi Publications. Traduction fran\u00e7aise 1986,KNP. <br \/>__________1979. In The paradise of the Sufis, New York: Khaniqahi Nimatullahi Publications. Traduction fran\u00e7aise 1988,KNP. <\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jeffrey Rothschild Extrait de SUFI Journal N\u00b037 Lorsque le soufi se lib\u00e8re de l\u2019emprise de son nafs (moi, \u00e9go), lorsque&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1397","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/journalsoufi.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1397","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/journalsoufi.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/journalsoufi.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/journalsoufi.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/journalsoufi.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1397"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/journalsoufi.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1397\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/journalsoufi.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1397"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/journalsoufi.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1397"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/journalsoufi.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1397"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}